9 - Les couleurs négatives

La notation négative des couleurs a été largement employée par Maxwell, Helmholtz et Grassmann dès le milieu du 19e siècle. Cette méthode va permettre d’intégrer l’ensemble des radiations spectrales bien quelles soient à l’extérieur du gamut limité de l’espace CIE-RGB.



Fig. 1. Seulement deux primaires suffisent pour définir la totalité des couleurs comparées. Pour la plupart d'entre elles, la troisième primaire intervient en opposition sur la couleur cible.

La méthode qui permet de ramener artificiellement une couleur trop saturée dans le triangle de maxwell s’appelle la méthode de désaturation. Ce principe permet de définir par rapport aux primaires, une couleur qui se trouve à l’extérieur du triangle de Maxwell. Cette technique est un moyen efficace pour transformer une désaturation apportée à la couleur spectrale en une valeur de composante RGB à la condition de la soustraire.

Dans tous les systèmes de couleurs, le fait de mélanger des couleurs induit une perte de saturation par rapport à la saturation des primaires. Une couleur cyan, issue du mélange de vert et de bleu est systématiquement  plus terne que le bleu ou le vert. Ce phénomème a pour conséquence de restreindre la dimension des espaces RGB. C'est pour cette raison que la quasi-totalité des couleurs spectrales se situent à l'extérieur du triangle de Maxwell.

Heureusement, il est possible de donner une correspondance RGB à une couleur très saturée hors gamut en la désaturant suffisamment pour la ramener dans les limites du triangle. Par exemple, une couleur Cyan de 500 nm sera désaturée par superposition de sa couleur complémentaire (rouge) en la comptabilisant comme un apport négatif.

Fig. 2. Ajouter une couleur complémentaire sur une couleur apporte une désaturation.

Fig. 3. A l'exception des trois primaires, l'ensemble des couleurs spectrales sont des couleurs hors gamut.

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